{"id":3478,"date":"2021-07-12T09:56:31","date_gmt":"2021-07-12T09:56:31","guid":{"rendered":"https:\/\/doosys.ma\/?p=3478"},"modified":"2021-07-12T09:56:33","modified_gmt":"2021-07-12T09:56:33","slug":"la-rentree-economique-trends-la-premiere-cest-ce-lundi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/doosys.ma\/en\/la-rentree-economique-trends-la-premiere-cest-ce-lundi\/","title":{"rendered":"The Trends-La Premi\u00e8re economic start is this Monday"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9mission sp\u00e9ciale sur le th\u00e8me \u00a0\u00bb L\u2019\u00e9chec est un dipl\u00f4me \u00a0\u00bb sera diffus\u00e9e sur La Premi\u00e8re, ce lundi 28 janvier de 19h10 \u00e0 20h, en direct de l\u2019op\u00e9ra de Li\u00e8ge. Jacques Cr\u00e9mers, chef de r\u00e9daction de La Premi\u00e8re, et Christophe De Caevel, journaliste \u00e0 Trends-Tendances, m\u00e8neront le d\u00e9bat entre plusieurs chefs d\u2019entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019essayiste fran\u00e7ais Idriss Aberkane raconte volontiers cette anecdote : un enfant joue dans un parc, il essaie d\u2019escalader un banc et se fait mal en tombant. &nbsp;\u00bb Je t\u2019avais pr\u00e9venu \u00ab&nbsp;, dira la maman europ\u00e9enne. &nbsp;\u00bb C\u2019est bien, tu as essay\u00e9 \u00ab&nbsp;, dira plut\u00f4t la maman am\u00e9ricaine. Cette anecdote illustre la diff\u00e9rence de regard que nous portons sur l\u2019\u00e9chec, et qui est souvent point\u00e9e par les \u00e9conomistes.<\/p>\n\n\n\n<p>En gros, si l\u2019esprit d\u2019entreprise est moins d\u00e9velopp\u00e9 en Europe, ce serait notamment parce que nous avons trop peur de l\u2019\u00e9chec pour nous lancer ; parce qu\u2019une faillite vous stigmatise et vous coupe des financements. Idriss Aberkane affirme, au contraire, que &nbsp;\u00bb l\u2019\u00e9chec est un dipl\u00f4me &nbsp;\u00bb et que ce sont rarement les premiers de classe qui ont cr\u00e9\u00e9 les plus belles entreprises.<\/p>\n\n\n\n<p>Le patron d\u2019Amazon, Jeff Bezos, partage cette vision. &nbsp;\u00bb L\u2019\u00e9chec a rarement un co\u00fbt important, dit-il notamment dans son livre &nbsp;\u00bb Disrupteur \u00ab&nbsp;. Les co\u00fbts les plus importants qui affectent les entreprises sont beaucoup plus difficiles \u00e0 identifier : ce sont les erreurs d\u2019omission.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019avis des patrons belges<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Trends-Tendances a interrog\u00e9 plusieurs patrons belges sur ce point et, tous, abondent dans le sens de Jeff Bezos. Il est essentiel pour la vitalit\u00e9 de l\u2019entreprise, disent-ils, que les collaborateurs osent prendre des intiatives, et donc ne soient pas paralys\u00e9s par la peur de l\u2019\u00e9chec. &nbsp;\u00bb On ne va jamais licencier quelqu\u2019un qui fait une erreur, mais on peut licencier quelqu\u2019un qui n\u2019\u00e9volue pas, d\u00e9clare Fabien Pinckaers, le fondateur et CEO d\u2019Odoo, une soci\u00e9t\u00e9 informatique wallonne en plein boom et qui engage en moyenne 1 personne par jour. La peur de l\u2019\u00e9chec est un frein \u00e0 l\u2019\u00e9volution des gens. Lorsque les collaborateurs n\u2019ont plus peur qu\u2019on leur reproche un \u00e9chec, cela impacte positivement le travail au quotidien : tout le monde se sent libre d\u2019essayer ou de d\u00e9cider. &nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Ce droit \u00e0 l\u2019\u00e9chec est m\u00eame, selon Jean-Pierre Lutgen, le patron d\u2019Ice-Watch, l\u2019une des diff\u00e9rences entre la vie \u00e9conomique et la vie politique. &nbsp;\u00bb Nous commettons plus d\u2019erreurs que les politiques car nous avons beaucoup plus de libert\u00e9 pour en faire, explique-t-il. Mais le monde entrepreneurial, lui, analyse ses erreurs, les admet et, ensuite, les corrige. Trois \u00e9tapes n\u00e9cessaires pour \u00e9voluer positivement. Le monde politique analyse rarement, n\u2019admet presque jamais et ensuite corrige peu ou pas. C\u2019est une diff\u00e9rence majeure. Sachant en outre qu\u2019une erreur r\u00e9p\u00e9t\u00e9e devient une faute\u2026 &nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Si elle comprend le principe de ce droit \u00e0 l\u2019\u00e9chec, Fabienne Bister, CEO de la moutarderie \u00e9ponyme, tient toutefois \u00e0 nuancer le propos : &nbsp;\u00bb Dire que l\u2019\u00e9chec a rarement un co\u00fbt important, c\u2019est quand m\u00eame un fameux raccourci. J\u2019ai vu des \u00e9checs retentissants qui ont laiss\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s sur la paille. &nbsp;\u00bb Et donc, elle y r\u00e9fl\u00e9chira \u00e0 deux fois avant d\u2019agir. Mais elle agira. &nbsp;\u00bb J\u2019ai une personnalit\u00e9 qui me pousse \u00e0 oser prudemment, r\u00e9sume-t-elle. Je n\u2019ai pas peur de grand-chose, sauf lors des grands investissements. Quand nous avons construit une nouvelle usine, un co\u00fbt de pr\u00e8s de 1,5 million rien que dans le b\u00e2timent alors que notre chiffre d\u2019affaires belge est de 3 millions d\u2019euros, je n\u2019ai pas bien dormi pendant quelques jours. &nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les participants au d\u00e9bat :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong>Marie-Laure Moreau<\/strong>, Associ\u00e9e EY, qui a r\u00e9alis\u00e9 une pr\u00e9-\u00e9tude intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;<em>Pourquoi avons-nous un probl\u00e8me de croissance en Wallonie ?<\/em>\u00ab&nbsp;<\/li><li><strong>Jacques Bughin<\/strong>, Director McKinsey Global Institute (MGI) &amp; Director McKinsey &amp; Company<\/li><li><strong>J\u00e9r\u00f4me Gobbesso<\/strong>, CEO NewPharma<\/li><li><strong>Jean-Luc Maurange<\/strong>, CEO Cockerill Maintenance &amp; Ing\u00e9nierie (CMI)<\/li><li><strong>Fabien Pinckaers<\/strong>, CEO Odoo<\/li><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9mission sp\u00e9ciale sur le th\u00e8me \u00a0\u00bb L\u2019\u00e9chec est un dipl\u00f4me \u00a0\u00bb sera diffus\u00e9e sur La Premi\u00e8re, ce lundi 28 janvier de 19h10 \u00e0 20h, en direct de l\u2019op\u00e9ra de Li\u00e8ge. Jacques Cr\u00e9mers, chef de r\u00e9daction de La Premi\u00e8re, et Christophe De Caevel, journaliste \u00e0 Trends-Tendances, m\u00e8neront le d\u00e9bat entre plusieurs chefs d\u2019entreprise. L\u2019essayiste fran\u00e7ais Idriss Aberkane raconte volontiers cette anecdote : un enfant joue dans un parc, il essaie d\u2019escalader un banc et se fait mal en tombant. &nbsp;\u00bb Je t\u2019avais pr\u00e9venu \u00ab&nbsp;, dira la maman europ\u00e9enne. &nbsp;\u00bb C\u2019est bien, tu as essay\u00e9 \u00ab&nbsp;, dira plut\u00f4t la maman am\u00e9ricaine. Cette anecdote illustre la diff\u00e9rence de regard que nous portons sur l\u2019\u00e9chec, et qui est souvent point\u00e9e par les \u00e9conomistes. En gros, si l\u2019esprit d\u2019entreprise est moins d\u00e9velopp\u00e9 en Europe, ce serait notamment parce que nous avons trop peur de l\u2019\u00e9chec pour nous lancer ; parce qu\u2019une faillite vous stigmatise et vous coupe des financements. Idriss Aberkane affirme, au contraire, que &nbsp;\u00bb l\u2019\u00e9chec est un dipl\u00f4me &nbsp;\u00bb et que ce sont rarement les premiers de classe qui ont cr\u00e9\u00e9 les plus belles entreprises. Le patron d\u2019Amazon, Jeff Bezos, partage cette vision. &nbsp;\u00bb L\u2019\u00e9chec a rarement un co\u00fbt important, dit-il notamment dans son livre &nbsp;\u00bb Disrupteur \u00ab&nbsp;. Les co\u00fbts les plus importants qui affectent les entreprises sont beaucoup plus difficiles \u00e0 identifier : ce sont les erreurs d\u2019omission.&nbsp;\u00bb L\u2019avis des patrons belges Trends-Tendances a interrog\u00e9 plusieurs patrons belges sur ce point et, tous, abondent dans le sens de Jeff Bezos. Il est essentiel pour la vitalit\u00e9 de l\u2019entreprise, disent-ils, que les collaborateurs osent prendre des intiatives, et donc ne soient pas paralys\u00e9s par la peur de l\u2019\u00e9chec. &nbsp;\u00bb On ne va jamais licencier quelqu\u2019un qui fait une erreur, mais on peut licencier quelqu\u2019un qui n\u2019\u00e9volue pas, d\u00e9clare Fabien Pinckaers, le fondateur et CEO d\u2019Odoo, une soci\u00e9t\u00e9 informatique wallonne en plein boom et qui engage en moyenne 1 personne par jour. La peur de l\u2019\u00e9chec est un frein \u00e0 l\u2019\u00e9volution des gens. Lorsque les collaborateurs n\u2019ont plus peur qu\u2019on leur reproche un \u00e9chec, cela impacte positivement le travail au quotidien : tout le monde se sent libre d\u2019essayer ou de d\u00e9cider. &nbsp;\u00bb Ce droit \u00e0 l\u2019\u00e9chec est m\u00eame, selon Jean-Pierre Lutgen, le patron d\u2019Ice-Watch, l\u2019une des diff\u00e9rences entre la vie \u00e9conomique et la vie politique. &nbsp;\u00bb Nous commettons plus d\u2019erreurs que les politiques car nous avons beaucoup plus de libert\u00e9 pour en faire, explique-t-il. Mais le monde entrepreneurial, lui, analyse ses erreurs, les admet et, ensuite, les corrige. Trois \u00e9tapes n\u00e9cessaires pour \u00e9voluer positivement. Le monde politique analyse rarement, n\u2019admet presque jamais et ensuite corrige peu ou pas. C\u2019est une diff\u00e9rence majeure. Sachant en outre qu\u2019une erreur r\u00e9p\u00e9t\u00e9e devient une faute\u2026 &nbsp;\u00bb Si elle comprend le principe de ce droit \u00e0 l\u2019\u00e9chec, Fabienne Bister, CEO de la moutarderie \u00e9ponyme, tient toutefois \u00e0 nuancer le propos : &nbsp;\u00bb Dire que l\u2019\u00e9chec a rarement un co\u00fbt important, c\u2019est quand m\u00eame un fameux raccourci. J\u2019ai vu des \u00e9checs retentissants qui ont laiss\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s sur la paille. &nbsp;\u00bb Et donc, elle y r\u00e9fl\u00e9chira \u00e0 deux fois avant d\u2019agir. Mais elle agira. &nbsp;\u00bb J\u2019ai une personnalit\u00e9 qui me pousse \u00e0 oser prudemment, r\u00e9sume-t-elle. Je n\u2019ai pas peur de grand-chose, sauf lors des grands investissements. Quand nous avons construit une nouvelle usine, un co\u00fbt de pr\u00e8s de 1,5 million rien que dans le b\u00e2timent alors que notre chiffre d\u2019affaires belge est de 3 millions d\u2019euros, je n\u2019ai pas bien dormi pendant quelques jours. &nbsp;\u00bb Les participants au d\u00e9bat : Marie-Laure Moreau, Associ\u00e9e EY, qui a r\u00e9alis\u00e9 une pr\u00e9-\u00e9tude intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;Pourquoi avons-nous un probl\u00e8me de croissance en Wallonie ?\u00ab&nbsp; Jacques Bughin, Director McKinsey Global Institute (MGI) &amp; Director McKinsey &amp; Company J\u00e9r\u00f4me Gobbesso, CEO NewPharma Jean-Luc Maurange, CEO Cockerill Maintenance &amp; Ing\u00e9nierie (CMI) Fabien Pinckaers, CEO Odoo<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":3479,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3478"}],"collection":[{"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3478"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3478\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3480,"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3478\/revisions\/3480"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3479"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3478"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3478"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/doosys.ma\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3478"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}